Fülszöveg
Le siecle avait été d'abord
le « Grand siecle des âmes ». Puis Louis XIV avait donné au catholicisme l'armature, rigide et majestueuse, qui était sa marque. Mais les forces qui travaillaient secretement la conscience chrétienne depuis la Renaissance, n'avaient été jugulées qu'en apparence. Avant meme que le Roi Soleil fut a son crépuscule, une crise spirituelle s'annonçait
Le présent livre est l'histoire de cette crise, qui aura son dénouement dramatique dans l'explosion révolutionnaire. Quelle en est la cause profonde ? La rebellion de la conscience contre Dieu. Des « libertins » aux hommes de l'Encyclopédie, la suite est logique, évidente : l'esprit opte pour le rationnel contre le surnaturel, pour ce qui complete contre ce qui se croit. Mais, en meme temps, la crise se traduit aussi dans la vie sociale, politique et surtout morale.
m
¦i ¦p-
Partout se font entendre de grands craquements. Les plus clairvoyants pensent qu'un changement radical est inévitable.
C'est dans...
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Le siecle avait été d'abord
le « Grand siecle des âmes ». Puis Louis XIV avait donné au catholicisme l'armature, rigide et majestueuse, qui était sa marque. Mais les forces qui travaillaient secretement la conscience chrétienne depuis la Renaissance, n'avaient été jugulées qu'en apparence. Avant meme que le Roi Soleil fut a son crépuscule, une crise spirituelle s'annonçait
Le présent livre est l'histoire de cette crise, qui aura son dénouement dramatique dans l'explosion révolutionnaire. Quelle en est la cause profonde ? La rebellion de la conscience contre Dieu. Des « libertins » aux hommes de l'Encyclopédie, la suite est logique, évidente : l'esprit opte pour le rationnel contre le surnaturel, pour ce qui complete contre ce qui se croit. Mais, en meme temps, la crise se traduit aussi dans la vie sociale, politique et surtout morale.
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¦i ¦p-
Partout se font entendre de grands craquements. Les plus clairvoyants pensent qu'un changement radical est inévitable.
C'est dans cette société en gestation douloureuse d'un avenir inquiétant que l'Église garde la tâche de mener vers le Salut son troupeau de fideles. Elle conserve une évidente vitalité. Il y a beaucoup plus de foi dans les peuples qu'on ne le dit. Il y a de grandes âmes, des âmes saintes, encore en nombre. On parle des abbés de cour, poudrés a frimas, mais on oublie les solides curés, les religieux fideles a leurs voux, les moniales qui prient. On oublie aussi les missionnaires qui, précisément, a ce moment-la, ouvrent au catholicisme des champs nouveaux, immenses. Un monde meurt, un monde cheiche a
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naître : mais l'Église demeure [
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Vissza